Lorsque la perte d’autonomie est légère ou passagère, un voisin, une amie, un membre de la famille peut « dépanner », passer tous les jours, vérifier que tout va bien, accompagner pour une visite chez le médecin, apporter quelques courses… Mais lorsque la perte d’autonomie est plus importante et définitive, un proche peut prendre le relais, il s’agit de l’aidant familial.

 

 

Qu’est-ce qu’un aidant  familial ?

 

Un aidant familial est une personne qui apporte un soutien quotidien à un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap. Ce rôle inclut une variété d’activités telles que l’aide aux soins d’hygiène, les tâches ménagères, la coordination des soins de santé, et l’accompagnement social et administratif. Depuis 2001, le droit français reconnaît officiellement les aidants familiaux, les définissant comme des personnes apportant une aide régulière sans être salariées pour cette aide. Les aidants peuvent être des conjoints, enfants, frères, sœurs, ou autres membres de la famille, voire des amis proches.

 

Statistiques et Importance du Rôle

 

– 60% des aidants sont des femmes

– 42% des aidants ont entre 55 et 75 ans

– 17% des aidants proviennent du cercle amical ou de voisinage

– 89% des aidants vivent avec la personne aidée

 

Statut et Reconnaissance

 

La reconnaissance des aidants familiaux a évolué, permettant à certains d’entre eux d’être rémunérés dans le cadre de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) ou de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH). Selon la législation actuelle, un membre de la famille, à l’exception du conjoint, concubin ou partenaire de PACS, peut être salarié pour l’aide apportée.

 

Congé de Proche Aidant

 

Le congé de proche aidant permet aux salariés de suspendre temporairement leur activité professionnelle pour s’occuper d’un proche. Ce congé, d’une durée maximale de trois mois renouvelable, ne peut excéder un an sur l’ensemble de la carrière du salarié. Pendant ce congé, le salarié peut percevoir l’Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA), destinée à compenser partiellement la perte de salaire. Le montant de l’AJPA est de 64,54 € par journée et de 32,27 € par demi-journée, avec un maximum de 22 jours par mois.

 

Aides Financières et Fiscalité

 

Les dépenses engagées pour salarier un aidant familial ouvrent droit à un crédit d’impôt de 50 % des dépenses engagées, avec des plafonds variables en fonction des situations spécifiques. Ce crédit peut atteindre jusqu’à 12 000 € par an, majoré de 1 500 € par personne à charge supplémentaire, dans une limite de 15 000 €. Si la personne aidée nécessite une assistance permanente, ce plafond peut être porté à 20 000 €​ (Service-Public.fr)​​

 

 

 

 

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