L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie fréquente. Mieux comprendre cette pathologie aux conséquences redoutables, ou en connaître les symptômes, vous aidera à mieux en gérer les conséquences.

Qu’est-ce qu’un Accident Vasculaire Cérébral ?

Un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) ou attaque cérébrale, est une défaillance de la circulation du sang qui affecte une région plus ou moins importante du cerveau. Il survient à la suite de l’obstruction ou de la rupture d’un vaisseau sanguin. Des lésions se forment et elles entraînent le plus souvent la paralysie d’une partie du corps, des difficultés à parler voire un coma.  

La plupart du temps, il n’y a pas de signe précurseur, cependant, plusieurs facteurs de risque peuvent être surveillés.

Les conséquences d’un AVC sont variables. Plus de la moitié des gens en gardent des séquelles. Environ 1 individu sur 10 récupère complètement.

L’AVC est la première cause de handicap chez l’adulte, la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer et la troisième cause de mortalité en France.

Chaque année, 150 000 personnes en sont victimes en France, et près de 50 000 en meurent. Dans le monde, les AVC sont la deuxième cause de mortalité, que ce soit dans les pays développés ou ceux en développement.

Dans 80 % des cas, l’AVC fait suite à l’interruption de l’irrigation d’une partie du cerveau provoquée par un caillot qui obstrue une artère. On parle alors d’AVC ischémique ou d’infarctus cérébral. Dans les autres cas, l’AVC est le fait d’une hémorragie cérébrale. Il arrive que l’accident ne dure que quelques dizaines de seconde ou quelques minutes : on parle alors d’accident ischémique transitoire, lequel peut annoncer la survenue d’un accident définitif.

La rapidité de sa prise en charge a un impact direct sur son issue qui peut être fatale.

Après la survenue d’un premier AVC, le risque de récidive est important (entre 30 et 43 %).

Les symptômes

En général, il n’y a pas ou peu de signes qui annoncent un AVC. Les symptômes apparaissent soudainement et dépendent de la zone du cerveau atteinte :

Problèmes de langage :

– Paroles confuses, difficultés à comprendre ce qu’on vous dit ou impossibilité de parler
– Des difficultés à comprendre ce qui est dit ou écrit

Symptômes physiques :

– Engourdissement d’un seul côté du corps
– Perte de la vue ou vision trouble d’un seul œil
– Faiblesse ou incapacité à bouger un des côtés du corps
– Tremblements, maladresse ou difficultés à se déplacer
– Maux de tête violents
– Vomissements, vertiges, difficultés à garder l’équilibre
– Perte de sensibilité de la face, ou d’un ou de plusieurs membres
– Difficultés à avaler
– Incontinence
– Maux de tête violents
– Perte de l’équilibre

Symptômes mentaux :

– Confusion
– Perte de mémoire
– Problèmes d’apprentissage et de raisonnement
– Perte de la concentration et de la capacité d’organisation
– Problèmes psychologiques

Diagnostic

A l’hôpital, on réalise un scanner ou une IRM pour repérer un éventuel trouble circulatoire

Les personnes à risque

– Les personnes qui ont trop de tension
– Les personnes de plus de 65 ans
– Les personnes diabétiques
– Les personnes qui ont de l’artériosclérose
– Les personnes atteintes d’un trouble cardiaque
– Les personnes qui ont déjà eu un accident ischémique transitoire (mini-AVC) ou un AVC
– Les personnes en surpoids
– Les personnes qui ont un taux élevé de cholestérol
– Les personnes atteintes d’apnée du sommeil
– Les personnes dont un proche parent a été atteint d’un AVC
– Les personnes qui ont des migraines
-Les personnes qui ont un nombre trop élevé de globules rouges dans le sang

Prévenir l’AVC

– Contrôler son diabète ou son cholestérol
– Contrôler l’hypertension artérielle
– Arrêter la consommation de tabac
– Boire de l’alcool avec modération
Manger équilibré
– Faire de l’exercice physique
– Ne pas associer les contraceptifs avec le tabac
– Apprendre à affronter le stress

Les traitements

L’objectif est de rétablir la circulation sanguine ou de réduire l’épanchement de sang. En fonction de la situation, plusieurs traitements sont possibles.

  • L’AVC est causé par un caillot de sang :  le médecin pourra essayer de le dissoudre en administrant un médicament dans la circulation (thrombolyse). Pour éviter une récidive, il pourra prescrire des anticoagulants.
  • L’AVC est causé par une hémorragie du cerveau : le médecin va prescrire des médicaments pour baisser la tension artérielle. Puis un chirurgien opèrera et retirera le sang qui s’est accumulé dans le cerveau.

Une fois l’Accident Vasculaire Cérébral traité, plus d’une personne sur deux garde des séquelles. La rééducation fait donc ensuite partie intégrante des traitements pour permettre de retrouver les fonctions endommagées ou perdues. En effet, des séances chez le kinésithérapeute ou l’orthophoniste permettent d’atténuer ces séquelles.

En cas d’AVC, il faut agir dès les premières heures. Toute suspicion d’AVC nécessite une consultation médicale en urgence ou l’appel téléphonique immédiate du centre 15 (pompiers et SAMU) pour assurer le transport du patient vers un service hospitalier compétent.

La Journée Mondiale de l’AVC aura lieu le 29 octobre 2016.

Découvrez la campagne de sensibilsation 2015 « Le vrai danger ne prévient pas toujours ».

Author: Pauline Degonde

Rédacteur Web chez Uni Santé - Suivez l'actualité de la santé et du vieillissement, à travers des sujets en lien direct avec votre quotidien.

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